Mes études et mon parcours professionnel

Je reçois très souvent des e-mails me demandant quels études j’ai faites ou quel est / quel a été mon parcours professionnel. Alors, je me suis dit qu’un billet à ce sujet pourrait peut-être en aider certaines ! Si vous avez des questions, je vous répondrai avec plaisir via les commentaires, n’hésitez pas.

capucine piot

  • Mes études 

J’ai fait toute ma scolarité au Collège et Lycée de Marcq à Marcq-en-Baroeul dans le Nord de la France (Stellam Sequens Non Devias, les anciens reconnaîtront ce petit clin d’oeil). J’ai passé un BAC L en 2005 et j’ai ensuite quitté la région Lilloise pour entrer en classe prépa.

En septembre 2005, j’entrais en Hypokhâgne AL au Lycée Blomet dans le 15° arrondissement de Paris. J’avais opté pour une équivalence en LEA d’Anglais à la Sorbonne. Cette année de classe préparatoire a été l’une des pires années de ma vie : je détestais ma vie à Paris, ma famille me manquait mais j’étais trop handicapée des sentiments pour le lui faire comprendre, je me sentais très seule et les mauvaises notes me déprimaient.
Enfin, « mauvaises », tout est relatif : au bout des premières semaines de cours, j’ai vite compris qu’un 8/20 pouvait être une EXCELLENTE note, ah ah ah ! J’ai aussi compris que j’étais une incapable voire même une débile profonde dont la réflexion était « à l’état embryonnaire », dixit la prof de lettres. Pas besoin d’être psy pour savoir qu’il existe différents types d’élèves et que chez certains, le dénigrement ne marche pas du tout… Au contraire.
La fin de cette année de prépa a été une libération pour moi : je suis allée jusqu’au bout, je l’ai validée et j’ai expliqué à mes parents que je n’envisageais pas faire une année de khâgne. Mais je suis ressortie de cette année avec de belles armes qui me serviraient plus tard : de la rigueur, de la capacité à abattre énormément de travail et à analyser facilement les choses et la volonté de ne jamais baisser les bras malgré les obstacles.

En septembre 2006, j’entrais à l’EFAP Paris (Ecole Française des Attachés de Presse). Un énorme fossé me séparait de la classe préparatoire où je bossais comme une dingue jour et nuit. L’EFAP m’a appris à entrer dans la « vraie vie » : j’ai découvert le monde professionnel. Rares étaient les moments où je partais en vacances : je préférais faire des stages pour donner une belle valeur ajoutée à mon diplôme. Je me suis aussi inscrite à l’EFJ (Ecole Française de Journalisme), en double cursus. L’école était toute nouvelle, mais je m’y suis franchement épanouie. J’avais déjà Babillages à l’époque et on comprenait parfaitement que ce drôle de media puisse être un job.

  • Mes stages 

En parallèle à mes études, j’ai donc effectué plusieurs stages. Tous, dans la presse féminine. J’ai commencé au sein du groupe Marie Claire. Je n’ai jamais écrit pour le magazine, je passais mon temps à ranger le bureau, lire les dossiers de presse, aller au service courrier… Franchement, je n’ai pas appris grand chose si ce n’est à classer des dossiers de presse par ordre alphabétique (!!), aller de temps en temps à des présentations produits (ça, c’était cool) et regarder comment fonctionnait une rédaction.
Et puis, j’ai eu la chance de passer chez Bien Dans Ma Vie, un magazine aujourd’hui disparu qui appartenait au groupe Prisma. Ca a été l’un des meilleurs stages de mon cursus : j’avais le droit d’écrire ! On m’a confié des missions très chouettes, mon maître de stage prenait le temps de relire mes papiers et de m’expliquer ce qui n’allait pas. Et la responsable de la rubrique beauté était vraiment quelqu’un qui m’a appris à me professionnaliser.
Puis, les stages se sont enchaînés chez elleadore.com et Conde Nast Digital (Vogue, Glamour, GQ…) où j’écrivais tout le temps. J’ai même fini par être embauchée en CDD chez Conde Nast.

  • Mes jobs 

Mon premier CDD, c’était donc chez Conde Nast. L’une des meilleures expériences de toute ma vie : l’équipe était sympa, mon rédacteur en chef savait me challenger et m’inspirait beaucoup (je l’appelle encore « Chef » quand je le croise de temps en temps, tant je l’admire !). Je vivais et respirais Conde Nast : j’adorais ce que je faisais (j’écrivais des articles,  tout en étant le premier Community Manager du groupe) et je m’épanouissais. Et puis. Et puis ils ont pris d’autres gens en CDI et n’ont pas renouvelé mon CDD ou ne l’ont pas transformé en CDI. On me l’a appris seulement quelques jours avant la fin de mon CDD. Ca a été un coup dur pour moi et je crois que j’ai mis plusieurs années à m’en remettre. Mais au moins, j’ai réalisé que personne n’était indispensable, même ceux qui faisaient un bon job.

Le lendemain de mon départ, la concurrence m’a contactée pour que je commence à piger pour eux en freelance : j’ai donc été rédactrice beauté pour Puretrend (groupe Webedia). J’ai fait d’autres freelances pour des marques, en rédaction, principalement.

Ensuite, mon premier CDI : j’ai intégré une petite agence – aujourd’hui disparue – pour qui j’étais rédactrice. On vendait des prestations de rédaction pour des blogs de marque. Je fournissais donc du contenu en marque blanche et je travaillais comme chef de projet.

Puis, j’ai rejoint une autre PME où j’ai travaillé en tant que chef de projet et community manager de novembre 2011 à janvier 2014. Là encore, je n’ai pas eu beaucoup de chance : la boîte est passée en redressement judiciaire. J’ai vu plein de collègues partir, je me suis retrouvée seul chef de projet, c’était globalement triste et déprimant. Heureusement, j’avais de très beaux clients pour qui j’étais fière de travailler. J’ai appris plein de choses à leur contact et aujourd’hui, je sais piloter des projets web (développer des sites internet, etc..), coordonner des équipes créa et de développement… Bref, je suis ressortie de là grandie. Mais fatiguée, car finalement, j’ai été licenciée et la boîte est passée en liquidation judiciaire.

Et puis, deux grands groupes cosmétiques m’ont chassée. J’ai été invitée à passer des entretiens, j’en ai passé plein. Les deux groupes que j’aime énormément et pour qui j’aurais tout quitté m’ont fait la cour, disons-le. La condition pour les intégrer ? Arrêter Babillages. J’ai écrit le billet « clap de fin » (que je n’ai pas publié) et pendant une semaine, je n’ai rien écrit ici pour voir si j’étais capable d’arrêter cette aventure. Pendant une semaine, j’étais terriblement mal. Alors, j’ai arrêté les deux processus de recrutement. Et j’ai su que je devais monter ma boîte et vivre l’aventure Babillages jusqu’au bout.

Depuis 2014, Babillages est une entreprise, mais ça… vous le savez déjà !

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